Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 00:21

images-copie-20.jpg L’Ami était venu partager un long week end dans la belle demeure. L’été s’épanouissait au milieu des craquements des brindilles sèches, des chants des cigales et des parfums de fruits murs et juteux. L’atmosphère était légère, raffinée, rieuse. L’Ami exprimait tant d’élégance dans ses gestes, dans sa conversation brillante que la Marquise était sous le charme. Le Marquis de Jade avait si bien perçu le luxe de cette première journée qu’il se laissait aller à une infinie douceur dans la voix, dans les gestes, dans les propos.

Elle ne sait plus très bien comment cela s’est passé, mais à la fin de la soirée, au sortir de la salle de bains au premier étage, alors qu’elle entrait dans leur chambre, elle a tressailli. Le Marquis l’attendait, assis sur leur fauteuil en osier, très ému par son visage à elle, très excité par son corps à elle. Le désir était là tout brûlant, irrésistible pour elle, leurs caresses furent si longues, comme des préliminaires délicieux, corps enlacés tantôt sur le lit, tantôt sur le tapis. Oui, de longues caresses comme si ses mains à Lui voulaient une nouvelle fois découvrir le velours de sa peau à Elle. Il s’extasiait toujours sur la douceur de sa peau, come si chaque fois c’était une surprise.

Leur chambre, fenêtre grande ouverte sur le parc, faiblement éclairée par la lampe de chevet, avait cet avantage d’être vaste et accueillante, avec du mobilier ancien dont un canapé d’angle qui invitait à la conversation amoureuse.

L’Ami disposait d’une chambre au même étage. Les portes étaient ouvertes. Les couloirs pleins de lumière. L’Ami allait et venait, probablement profitait-il d’un bain pendant que les amants se caressaient.

Elle ne sait plus non plus comment cela s’est passé, comment elle, couchée dans le lit conjugal, l’Ami est venu la rejoindre sur la couche, le Marquis à son tour probablement profitait-il d’un bain…

La Marquise, au corps nu, brûlant des milles caresses reçues, ne se priva pas du goût fort agréable de nouveaux baisers sur sa peau. L’Ami était audacieux, conquérant, tout réjoui d’avoir reçu une invitation de la part du Marquis.

Caresses, baisers, enlacements, les mains au sommet de leurs puissances magiques, les mains des hommes qui invitent la Marquise à murmurer l e plaisir.

Elle ne sait plus très bien comment cela a continué, si naturellement, si simplement, avec tant de douceur, mais plus tard, les lumières se sont éteintes dans les couloirs, les portes de la demeure se sont fermées à double verrou, il n’y eut plus que la lumière de la petite lampe de chevet qui brillait encore dans leur vaste chambre, il y eut des silences et des soupirs, et voilà qu’elle les a sentis, tous les deux allongés contre elle, elle aima le parfum de leurs lèvres, de leur peau, elle n’eût pas peur de caresser leur sexe, chacun en semble, elle sentit leurs mains sur elle, et ce fut comme un vertige, alors elle se laissa caresser, encore à quatre mains, dans cette infinie douceur qu’ils exprimait l’un et l’autre à son égard.

Elle fut à un moment donné si mûre, si brûlante sans doute, que le Marquis prit les devants, comme il se doit, et l’Ami, avec élégance sut lui offrir le corps de sa Marquise si lisse, tant et si bien qu’elle se trouva prise en étau entre les deux hommes, le sexe du Marquis de Jade empli d’ardeur à la pénétrer, à s’engouffrer dans le conduit limpide qu’il reconnaissait comme au bord du désir, tandis que le sexe de l’Ami gonflait sous la pression de ses doigts à elle.

Elle ne sait plus très bien comment elle finit par recevoir la visite de l’un puis de l’autre, selon un déroulé courtois et raffiné, à tel point que le jeu soulevant tant de charmes en chacun finit par faire éclore le premiers chants de l’orgasme.

Ce dont elle se souvient, c’est la délicatesse des hommes s’occupant si bien de son plaisir que le chant se prolongea longtemps encore dans la nuit. C’est alors qu’elle reçut à la fois dans sa gorge et dans le fond de sa grotte, presque en simultané ce jaillissement de semence, dans une posture qu’elle ne saurait décrire, son corps ouvert joliment contre les corps des hommes.

Ce fut comme un ravissement.

Le lendemain, ce dont elle se souvient, c’est qu’ils ne dirent rien, tant la beauté des corps invitait au songe davantage qu’aux paroles.

Le Marquis et la Marquise raccompagnèrent leur Ami jusqu’à l’aéroport. Ce fut une scène étrange : l’Ami embrassa longuement la bouche de la Marquise tandis que le Marquis, derrière elle, l’enlaçait comme il le fait souvent, d’une manière qu’elle adore… Il semble que des gens regardaient la scène dans le hall de l’aéroport avant l’embarquement.

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 23:50

images-copie-19.jpg Dard pointé. Perles d'ambre autour du cou. Joute délicate et voluptueuse des amants enlacés.

Gorge repue. Mains brulantes. Les corps qui s'aiment perdent la raison.

Sexe ému Qui se gonfle de la semence au parfum de noisette.

 

Vous, la tête plongeant dans mon sexe : votre langue délicieuse qui visite les plis.

Et la jouissance qui lentement s'empare du corps que vous maintenez serré entre vos mains.

Les jeux de la lenteur sont les plus aimables de nos nuits.

 

Le Marquis de Jade soulève le pan de la robe. 

Il s'extasie.

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:48

images-copie-18.jpg Mon si tendre Amant,

 

Vous me manquez. Dois-je vous l'écrire ?

Ce soir de pleine lune me rend si voluptueuse.

Vos affaires vous ont emmené loin d'ici et vous me manquez encore plus, tandis que je vous écris.

Je viens de prendre un bain, ma peau est parfumée comme vous l'aimez. Mes cheveux sonr relevés en chignon, la nuque dégagée pour l'offir à vos baisers. Assise dans mon bureau, j'ai juste enroulé un long tissus de soie autour de mon corps. J'ai les pieds nus et à mes poignets teintent les petits bracelets de verre coloré que vous m'avez rapportés de votre dernier voyage à New Delhi.

J'aimerais faire glisser votre sexe entre mes doigts. J'aurais envie de cela à cet instant, agenouillée entre vos cuisses, et vos mains enlaceraient ma tête, vous savez combient j'aime cette posture.

Et je vous sentirais brûlant, tout contre moi.

J'aimerais alors me glisser dans le creux de votre épaule.

J'aimerais quand vos bras me serrent si fort que je me sentirais minuscule contre vous.

Tandis que je vous écris, encre noire sur la feuille de papier couleur rose fushia, je sens vos lèvres s'approcher de ma bouche. Je vous crois, soudain de retour dans la belle demeure ! Je vous invente présent ! Vous êtes absent ! Toujours, vous me troublez toujours, Mon Bel Amant, de près ou de loin, et vos yeux clairs glissent amoureusement sur mon sexe épilé.

C'est cette image mystérieuse que vous me laissez, à chaque moment de vos départs. Vos yeux clairs sur mon sexe.

Depuis votre départ, la belle demeure a fait silence d'amour.

Je sens le désir qui férocement s'impose en moi, à l'orée du jardin.

Quand vous reviendrez, le printemps sera déjà bien installé.

Promettez moi que nous irons faire l'amour dans les landes de genêts sauvages !

Dites-moi comment, là-bas, sont les femmes, là où vous êtes ? Dites-moi si elles sont jolies, comme vous les aimez ? Dites-moi quand vous avez envie de nous ? Dites-le moi vite afin que je vous réponde et prenne soin de notre amour.

Rendez-moi jalouse, n'est-ce pas ? Faites-moi folle de vous, n'est-ce pas ?

Demain, je vous posterai cette lettre rose dans son enveloppe en direction de votre hôtel, et j'ai l'impression que tout mon corps est envahi par vous quand je reçois vos lettres électroniques, chaque matin quand je m'éveille.

Vous savez me prendre. Vous savez me fendre.Vous savez me faire attendre. Nos absences attisent nos sens, vous le savez plus encore que moi. Et à cet instant où vous me lirez, vous portrez votre main à votre sexe en train de bander.

Faites-le encore tant et tant pour nos plaisirs conjugués.

Vous aimez ce que j'aime, et inversement.

Vous me manquez. Dois-je vous l'écrire ?

Mes lèvres gonflées de désirs en guise de baisers audacieux, pour vous séduire.

 

Votre Amante.

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 10:57

images-copie-17.jpg L'Amante aux mains gantées de fils de soie.

Les yeux cachés sous le loup de Venise.

Carnaval des amants dans leur chambre blanche.

La fenêtre ouvre sur le parc où fleurissent les cerisiers.

Sur la table ronde juponnée de taffetas couleur gris argent, la corbeille de porcelaine blanche est emplie de fraises sucrées. Leurs gourmandises !

Leurs étreintes, leurs caresses, ou la délicieuse carte du tendre qu'ils inventent pour s'aimer davantage.

Fesses rebondies entre ses mains à Lui, elle surprend son regard qui sourit....

Les sourires de l'amour sont des perles à enfiler dans le collier sublime de leur passion de l'amour.

Bouton en feu dans le jardin humide qui resplendit entre les lèvres.

Lui, l'Amant, l'entraîne doucement et longuement vers le plaisir.

Les Amants s'aiment dans ce matin de printemps : l'Amante, aux jambes écartées, jambes repliées, jambe tendue en l'air... Le jeu délicat des postures des corps s'enchaînent.

Vous souvenez-vous, mon bel Amant, ce matin, à l'aurore,  après m'avoir fendue tendrement comme un fruit mûr, vous m'avez rassasiée de fraises dans la bouche où dans le suc des fruits vous avez glissé votre sexe décalloté, tout ému, jusqu'au fond de ma gorge ?

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 12:08

images-copie-15.jpg La Villa des mystères est l'art de vivre d'un couple : des amants.

Et ce matin, sur la terrasse ensoleillée, Elle étendue sur la chaise longue, corps offerts aux regards.

Lui, de la fenêtre de son bureau, abandonné à la contemplation.

Montée de désirs intenses en Lui.

Visite imprévue de son voisin, l'Ambassadeur.

Les deux hommes l'observent à distance. Jeux amusés des voyeurs.

Elle, devine la scène.

Discrétement, elle écarte ses jambes, négligemment laisse glisser le tissus de paréo qui la recouvre.

Incline légérement la tête vers la gauche. Paupières closes.

L'esprit embrasé par l'amour. Etre regardée : elle sent sa gorge nouée par un plaisir indicible.

 

Bien plus tard, à la fin du jour, elle écrit un petit mot qu'elle dépose sur le clavier de son ordinateur à Lui : " C'était si bon, vos yeux sur mon corps, vous n'étiez pas seul, je vous sentais... Mon corps est depuis ce matin tout étourdi par le plaisir de vos regards comme des caresses."

 

La Villa des mystères est un mode de vie : les amants s'y réfugient pour y découvrir des émotions extraordinaires. C'est un chemin initiatique, sans doute. Les amants y dialoguent pour créer leurs fantaisies amoureuses.

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 00:18

PHOTOLISTE 20120130171734 piero di cosimo simonett 500L'instant charmant et délicieux qu'elle lui offre, volontiers s'il le désire, mieux encore quand il l'invite : là dans le salon, en ce début d'après-midi (dehors le vent agite les cyprès italiens et chante autour de la demeure) elle agenouillée entre ses cuisses à Lui, tandis qu'il est confortablement installé dans le fauteuil - bergère Louis XV, tapissée de velours.

Les amants sont en tenue légère, très légère, Elle surtout. Posture familière à leurs ébats. Invariablement excitante. La tige de jade portée jusqu'à ses lèvres avant qu'elle ne se glisse aimablement sous la langue. 

Et là, apprivoiser le gland. Lui offrir mille caresses secrètes. 

Et là, le sentir gonfler avec bonheur. Le gland qui se cale sous la voûte du palais. Jouir déjà de sentir l'amant frissonner. Le gland, si doux, un velouté de soie incomparable, qui s'empare de sa bouche et gonfle encore. 

Cette jouissance en Elle. Le Plaisir qui l'étreint Lui, à sa merci. Lui abandonné véritablement aux charmes de sa Marquise. Le gland qui gonfle encore. La bouche en feu. Il sent tout cela. N'imagine pas que ça va s'arrêter. En proie aux brûlures divines.

Le gland dur et doux sous la langue, et dans quelques instants, les amants chavirent. Tandis que la liqueur coule à flots dans sa gorge, qu'il serre sa nuque à Elle entre ses deux mains, le gland encore gonflé murmure ses dernières salves de plaisir dans sa bouche à elle.


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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 21:03

BachusAriane-241x300.jpg C'est ce vent léger dans les cerisers en fleurs, c'est un parfum velouté qui court sur l'herbe. C'est quoi encore ? Un je ne sais quoi ? entre la douceur, la fièvre et le déraisonnable. Un soupçon de folie dans le silence très matinal.

La Marquise adore qu'Il la réveille, à peine l'aube déchirée.

Et le Marquis, dès qu'il le peut, ne se prive pas !

Moitié dans les brumes, moitié dans la lune, un peu dans le sommeil, encore dans l'amour de la veille, le corps charmant dans les bras de son amant, lui-même, assailli par ce foudroyant désir d'elle.

Le matin qui n'est pas encore le matin de tout le monde.

Le matin du très tôt, au moment où les premiers cris d'oiseaux savent fendre la nuit, Lui, le Marquis de Jade, dont les lèvres chaudes effleurent en baisers éparpillés le corps qui ondule.

Plaisir gourmand : il la suce, il la lèche, il la serre si doucement.

Tout est feutré, presque silencieux.

Cette étonnante volupté des amants du matin, celle-là qui les réveille pour les conduire vers le bon plaisir !

Le Marquis, dont le sexe droit et dur pointe vers sa bouche, se hisse au-dessus-d'elle et n'avoue plus que le foudroyant désir d'Elle.

Elle, déjà si chaude.

Elle, déjà ouverte.

Elle, déjà humide.

Il l'embrasse, il l'enlace, il l'enserre, il la prend, Il la pénètre.

Sa tige file droit dans le fourreau de miel.

Sa tige danse.

Sa tige glisse.

Elle s'ouvre. Elle s'écarte.

Voilà qu'elle se fait profonde. Plus profonde encore. Alors il la fend loin, dans l'obscur.

Le sexe secret est un divin délice.

Il l'enchante. Il la gâte. Il la comble.

Elle roucoule, elle bruisse comme une fontaine. Voilà qu'il la retourne, fesses rebondies dans son regard brillant. Sodomie délicate pour les amants, emplis de feux.

C'est un plaisir de l'aube qui emplit ses yeux de larmes. L'amant goûte avec délices ses instants sacrés où leurs plaisirs fusionnent, leurs corps tremblent. Il la tient serrée contre lui, en posture de levrette sur le drap de lit.

 

Avant la fin de l'aube, la chambre recueille les râles vigoureux du Marquis de Jade.

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 00:49

images-copie-14.jpg Le Marquis de Jade, à l’humeur joyeuse, l’œil vif et séduisant : l’heure de la sieste pétille de convoitises. La chambre avec une fenêtre ouverte sur le parc. L’herbe fraichement coupée dégage un parfum acide et sec qui se répand tout alentour.

Elle est assise devant le miroir, et lui tourne le dos. Tout juste dévêtue, ou presque. Bas en dentelles, mitaines en organdi qui enveloppent les mains, et sur sa coiffure en tresses nouées, une voilette retenue au chignon qui recouvre une partie de son visage.

Viens, lui dit-il à voix si basse que ça la trouble. Elle adore sa voix. Elle dit que sa voix souvent lui fait l’amour. Viens ! fit-il encore, si doucement.

Dans le miroir, tandis qu’elle démaquille le contour des yeux, elle le voit nu, étendu sur le drap de lit. Elle voit son sexe qui se dresse. Elle sourit de contentement.

Il l’invite à ne pas se dévêtir, à garder les mitaines, les bas en dentelles et la voilette dans son chignon. C’est si joli, murmure-t-il.

Et puis elle se retourne sur son siège, lui fait face, audacieuse et rieuse, écarte ses cuisses, livre son sexe à son regard à lui. Tu me troubles, dit-il.

Il lui demande de ne plus bouger, de demeurer dans cette posture, d’écarter plus encore les cuisses couvertes de dentelles noires. Il se lève et se rapproche tout contre elle debout. Il lui demande d’enserrer son sexe qui bande avec ses doigts de mitaines. Puis elle porte le sexe jusqu’à ses lèvres à elle, elle regarde ses doigts de mitaines qui caressent le sexe dur, elle fait glisser le sexe dans sa gorge, ses yeux à elle, brillent sous la voilette accrochée encore à son chignon, elle incline légèrement la tête vers l’arrière pour qu’il regarde l’amante aux doigts de mitaines en train de le faire jouir. Puis elle se courbe très légèrement avec le sexe gonflé qui occupe tout l’espace de sa bouche et la fait jouir aussi. Ils prennent le temps de  faire monter le plaisir. Longtemps, ça dure et sa bouche à elle est en feu tant la tige se durcit et excite la voute délicate du palais.

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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 22:33

images-copie-13.jpgAu bout du quai de la Gare, elle l'attend. Heure tiède de l'après midi. Foule des voyageurs sur les plateformes.

Elle, seule, dans ce va et vient des gens qui l'entourent.

Elle n'a qu'un visage dans la tête, celui de l'homme qu'elle attend.

Elegante, cheveux noués en tresse, robe longue de printemps, pieds chaussés de talons hauts, elle ne pense à rien d'autre que l'attente, et à tout ce qui va suivre une fois qu'il sera là.

Et puis le train finit par s'immobiliser le long du quai. Des voyageurs partout. Parmi tous ces visages, elle n'en cherche qu'un : Lui.

Et puis Il arrive. De loin Il sourit. De loin Elle sourit. Elle a envie de courir, mais se retient. Elle ne bouge pas. Elle attend qu'Il arrive tout près d'elle. Elle attend cette seconde où elle va se coller contre Lui.

La seconde finit par arriver. Il rit. Il la serre contre lui, glisse ses mains partout et murmure : tu es nue sous ta robe ! et ses mains caressent ses fesses, Elle oublie qu'ils sont enlacés sur un quai de gare. Elle ressent une vague de chaleur dans tout son corps. Elle est nue sous la robe, oui ! Il caresse ses fesses. Dix jours d'absence.

Il rit. Viens vite ! Il lui prend la main d'une manière énergique. Dans le taxi qui les conduit chez eux, Il murmure : Et si nous faisions déjà l'amour là ? - Tu es fou ? le chauffeur ! - Je suis fou de toi, j'ai trop envie.

Ils n'ont pas fait l'amour sur la banquette de la voiture taxi. Mais Ils ont ri en imaginant qu'ils pourraient y faire l'amour.

Il la serre contre lui, les mains plaquées sur ses fesses. Tu as bien fait de ne pas mettre de culotte.

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 21:06

images-copie-12.jpg C'est un art de la sensualité : La Marquise regarde de près, dans le miroir ,le dessin de sa bouche, laisse glisser le doigt oint d'huile sur les lèvres, prenant soin de cette bouche que le Marquis de Jade aime baiser. Elle effleure le trait des lèvres. Elle caresse la bouche qu'il va bientôt prendre, avec avidité.

Rien n'est plus attirant qu'une bouche fine, close et désirable, prête à se laisser fendre par les baisers sauvages.

Elle est seule dans la chambre, porte ouverte sur la salle de bains, espace blanc dédié à la beauté simple et naturelle de leurs corps.

Elle se prépare pour Lui.

La fenêtre de la chambre est ouverte sur le paysage de nuit qui commence à exhaler un précoce parfum d'été.

Elle se recueille pour l'attendre. Elle ferme les paupières. Reste un temps assise sur le fauteuil à moitié nue, les cuisses écartées, elle est immobile. En elle se déroule le chant de l'attente et c'est délicieux.

Ce moment-là, qui lui appartient à elle seulement, est d'autant plus délicieux qu'Il sait cela.

Et c'est lui qui choisira l'heure de l'étreinte.

Après qu'elle ait pris le bain.

Après qu'elle ait dénoué sa chevelure.

Après qu'elle ait épilé ce qui doit l'être.

Après qu'elle ait détendu son visage.

Après qu'elle ait oublié les tensions du jour.

Après qu'elle ait parfumé sa peau.

Il sait tout cela.

Lui-même, à sa manière, depuis le début du soir dans le silence de son bureau, situé à l'autre extremité de la demeure, se prépare à venir en elle.

Ils inventent leurs parties de plaisirs.

C'est une exploration sensuelle sans cesse recommencée, où les corps libres rentrent l'un dans l'autre pour  déceler dans les conduits obscurs, des enchantements inouis.

Le marquis de Jade n'a de cesse d'initier la Marquise aux chavirements des corps.

La fente est humide. Sillon étroit, prêt à se laisser happer par l'énergie de l'orgasme à venir.

A l'instant, c'est Lui qui entre dans la chambre, le visage si lumineux. Il y a tant de douceur en lui. Elle le regarde et lui sourit.

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